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vendredi 12 août 2016

Instant Poésie #2


Yeah ! (Oui, ceci est une nouvelle forme de bonjour qui marque le ravissement du narrateur à l'idée de rencontrer "virtuellement" ses lecteurs. Tiré de l'Encyclopédie du Savoir-Tortuesque de Withe)


Nous revoilà ensemble pour un nouvel Instant Poésie.  Ce rendez-vous a été inventé par le blog ReadLookHear, mais je l'ai trouvé pour ma part sur le blog de Gribouille.

Je vous ai préparé un nouveau petit graphisme pour l'occasion ^^
 

Alors, comme il y a 15 jours, je vais vous présenter un poème très connu. Mais promis, le prochain sera moins connu (enfin de moi xD).

Ce poème a été écrit par un très jeune auteur puisqu'il n'avait que 16 ans à l'époque de son écriture. Il parle des événements de son époque, qui l'ont beaucoup marqué. 

C'est un poème triste, mais que j'aime beaucoup, de par ses métaphores et son ambiance. De plus, la fin surprend lorsque c'est la première fois qu'on le lit ^^

Je vous propose, comme la semaine dernière, d'essayer de deviner qui est cet auteur ?

Ce poète a également écrit le recueil des Illuminations ainsi qu' un autre poème très connu, Voyelles. Il est également connu pour avoir eu une relation avec Paul Verlaine et est mort jeune à 37 ans d'un cancer généralisé.

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Il s'agit bien sur d'Arthur Rimbaud. Le poème que je vous propose de découvrir aujourd'hui s'intitule "Le Dormeur du Val" et a été écrit en 1870. Bonne lecture ;)


Le Dormeur du Val

 C'est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.


Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.
(Ca ne correspond pas tellement, mais dur de trouver une bonne image :/)

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.


Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

Arthur Rimbaud (1870)


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