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Instant Poésie #3


Bien le bonjour mes z'amis ^^

Je suis content de vous retrouver après ces petites vacances. J'espère que vous allez bien ! Pour revenir, j'ai pensé qu'un Instant Poésie serait très agréable.


Aujourd'hui, je vais vous présenter une œuvre qui est, ma foi, pas très connu (enfin, je ne pense pas ^^). Par contre, la musique qui a été crée à partir de ce poème est, quant à elle, bien plus illustre.

Alors, je vous adresse toutes mes excuses, mais cet instant poésie va rester dans le même thème que les deux précédents bien qu'un peu plus joyeux. (si si c'est possible de blaguer avec la Faucheuse ^^)

Je vais déjà vous parler du poème et du poète. Le monsieur s'appelle Henri Cazalis (9 mars 1840 - 1er juillet 1909). Il était à la fois poète et médecin hygiéniste.

Henri Cazalis par Ricardo de Los Rios (1846-1929)

Décrit comme un poète parnassien (c'est à dire qu'il participa à l'élaboration du recueil Le parnasse contemporain "publié en réaction au lyrisme et aux sentiments du romantisme" (Dixit Wikipédia), il a écrit de nombreux poèmes sous divers noms, mais est resté surtout connu pour celui-là :

Égalité-Fraternité


Zig et zig et zag, la mort en cadence
Frappant une tombe avec son talon,
La mort à minuit joue un air de danse,
Zig et zig et zag, sur son violon.





Le vent d'hiver souffle, et la nuit est sombre,
Des gémissements sortent des tilleuls ;
Les squelettes blancs vont à travers l'ombre
Courant et sautant sous leurs grands linceuls,

Zig et zig et zag, chacun se trémousse,
On entend claquer les os des danseurs,
Un couple lascif s'assoit sur la mousse
Comme pour goûter d'anciennes douceurs.



Zig et zig et zag, la mort continue
De racler sans fin son aigre instrument.
Un voile est tombé ! La danseuse est nue !
Son danseur la serre amoureusement.

La dame est, dit-on, marquise ou baronne.
Et le vert galant un pauvre charron – Horreur !
Et voilà qu'elle s'abandonne
Comme si le rustre était un baron !


Zig et zig et zig, quelle sarabande!
Quels cercles de morts se donnant la main !
Zig et zig et zag, on voit dans la bande
Le roi gambader auprès du vilain!

Mais psit ! tout à coup on quitte la ronde,
On se pousse, on fuit, le coq a chanté
Oh ! La belle nuit pour le pauvre monde !
Et vive la mort et l'égalité !


Avez-vous une petite idée du compositeur qui l'a mis en musique et mis en lumière ce poète ?
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Il s'agit de Camille Saint-Saëns avec La danse Macabre. Quand vous l'écouterez, imaginez vous la scène : Le réveil lent des morts, puis des danses de plus en plus endiablés (c'est le cas de le dire !) avant de se terminer par les dernières notes (le chant du coq = le lever du soleil) et le retour précipité en Outre-Tombe.



Aviez-vous remarqué les passages en gras dans le poème ? Selon Wikipédia, C'était les seuls à avoir été montré au public le jour ou ce brillant compositeur a présenté son œuvre. Curieux, non ?

Personnellement, cette musique me fait toujours penser à l'histoire du Masque de la Mort rouge écrite par Edgar Allan Poe.

En tout cas, j'espère que ce poème vous aura plus ainsi que cette musique. La prochaine fois, promis, on change de thème :D

Je vous donne rendez-vous dans 15 jours pour un nouveau poème et d'ici là, n'oubliez pas de rêver ;)

Commentaires

  1. J'aime beaucoup ! Et je pense que les verts qui n'ont pas été montrés au public, c'est parce que ça aurait pu le choquer d'une part (une danseuse nue !) et ne pas plaire aux puissants, puisqu'on y parle d'égalité entre les rois et les vilains. ;-)

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