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vendredi 21 octobre 2016

Instant poésie #6

Hey ! 

Comment allez-vous ? Après être partis au Japon, nous allons revenir en France pour plusieurs semaines. C'est l'heure de l'Instant Poésie !




Ce rendez-vous a été crée par ReadLookHear et consiste à présenter de la poésie régulièrement. :D



Aujourd'hui, nous allons nous intéresser à un jeune poète français, très connu. Très bientôt, va venir le temps des citrouilles et d'Halloween. Bien loin de la fête commerciale que beaucoup décrient, cette fête a de très profondes racines. Mais je vous invite à venir la semaine prochaine pour en apprendre plus ;)


Donc en plus d'être bientôt à Halloween, c'était hier son anniversaire. Il aurait eu aujourd'hui 162 ans. Bon ca fait un peu vieux, peut-être autant que le Pére Fourras xD 
Je parle ici d'Arthur Rimbaud. Décédè à 37 ans d'un cancer, il aura marqué de nombreuses générations.

Il a composé un poème qui s'intitule Le bal des Pendus. J'ai pensé que ce serait sympathique pour se mettre déjà dans l'ambiance ^^ Je vous conseille également de lancer cette musique bien connu pour la lecture de ce poéme.






Au gibet noir, manchot aimable,
Dansent, dansent les paladins,
Les maigres paladins du diable,
Les squelettes de Saladins.

Messire Belzébuth tire par la cravate
Ses petits pantins noirs grimaçant sur le ciel,
Et, leur claquant au front un revers de savate,
Les fait danser, danser aux sons d'un vieux Noël !



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Et les pantins choqués enlacent leurs bras grêles
Comme des orgues noirs, les poitrines à jour
Que serraient autrefois les gentes damoiselles
Se heurtent longuement dans un hideux amour.

Hurrah ! les gais danseurs, qui n'avez plus de panse !
On peut cabrioler, les tréteaux sont si longs !
Hop ! qu'on ne sache plus si c'est bataille ou danse !
Belzébuth enragé racle ses violons !


Ô durs talons, jamais on n'use sa sandale !
Presque tous ont quitté la chemise de peau ;
Le reste est peu gênant et se voit sans scandale.
Sur les crânes, la neige applique un blanc chapeau :

Le corbeau fait panache à ces têtes fêlées,
Un morceau de chair tremble à leur maigre menton :
On dirait, tournoyant dans les sombres mêlées,
Des preux, raides, heurtant armures de carton.


Hurrah ! la bise siffle au grand bal des squelettes !
Le gibet noir mugit comme un orgue de fer !
Les loups vont répondant des forêts violettes :
A l'horizon, le ciel est d'un rouge d'enfer...

Holà, secouez-moi ces capitans funèbres
Qui défilent, sournois, de leurs gros doigts cassés
Un chapelet d'amour sur leurs pâles vertèbres :
Ce n'est pas un moustier ici, les trépassés !

Oh ! voilà qu'au milieu de la danse macabre
Bondit dans le ciel rouge un grand squelette fou
Emporté par l'élan, comme un cheval se cabre :
Et, se sentant encor la corde raide au cou,


Crispe ses petits doigts sur son fémur qui craque
Avec des cris pareils à des ricanements,
Et, comme un baladin rentre dans la baraque,
Rebondit dans le bal au chant des ossements.

Au gibet noir, manchot aimable,
Dansent, dansent les paladins,
Les maigres paladins du diable,
Les squelettes de Saladins.


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